La Confédération Africaine de Football (CAF) a frappé fort. Samuel Eto’o Fils, président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) et légende vivante du football africain, a été suspendu pour quatre (4) matchs et condamné à une amende de 20 000 dollars américains (environ 12 millions FCFA).
📄 La sanction est actée dans la décision n° DC23312, rendue le 14 janvier 2026 par le Jury disciplinaire de la CAF. Elle fait suite aux événements survenus lors du quart de finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Cameroun, disputé au stade Moulay Abdellah de Rabat.
🔥 Une sanction liée aux protestations en tribune
Selon les éléments disponibles, la procédure disciplinaire aurait été déclenchée à la suite de protestations exprimées par Samuel Eto’o depuis la tribune présidentielle, dans un contexte de forte tension arbitrale durant la rencontre.
Le match Cameroun–Maroc a été marqué par plusieurs décisions arbitrales vivement contestées par le camp camerounais.
👉 Un penalty jugé évident par de nombreux observateurs aurait été refusé au Cameroun, nourrissant un profond sentiment d’injustice au sein de la délégation.
C’est dans cette atmosphère électrique que Samuel Eto’o, visiblement agacé, aurait laissé échapper des propos de contestation, considérés par la CAF comme constitutifs d’une infraction disciplinaire. À ce stade, les faits reprochés n’ont toutefois pas été détaillés précisément par l’instance continentale.
🛑 La FECAFOOT dénonce une procédure expéditive
Dans un communiqué officiel, la FECAFOOT a indiqué prendre acte de la décision, tout en exprimant de vives réserves sur la forme.
La Fédération camerounaise dénonce :
❌ Une sanction dépourvue de motivation explicite,
❌ Une procédure jugée expéditive,
❌ Et des manquements présumés aux principes fondamentaux du procès équitable.
Un positionnement ferme qui traduit la crispation institutionnelle autour de cette affaire.
🔁 Un précédent lourd de sens avec la FIFA
Cette suspension résonne comme un déjà-vu.
En septembre 2024, Samuel Eto’o avait déjà été suspendu six (6) mois par la FIFA à la suite de protestations après le match Cameroun–Brésil, lors de la Coupe du monde féminine U-20.
À l’époque, l’ancien capitaine des Lions Indomptables avait vivement contesté certaines décisions arbitrales, un comportement qui lui avait valu une lourde sanction.
👉 Pour la deuxième fois en moins de deux ans, Samuel Eto’o se retrouve sanctionné par une instance internationale, à la suite de protestations liées à un match impliquant une sélection camerounaise — un élément qui alimente les débats et les analyses.
⚖️ Recours annoncé et soutien total de la FECAFOOT
Face à cette décision, la FECAFOOT a confirmé que Samuel Eto’o exercera les voies de recours prévues par les textes, dans les délais réglementaires.
La Fédération a également réaffirmé :
✅ Son soutien total à son président,
✅ Son attachement à une justice disciplinaire crédible, transparente et motivée.
🌍 Un dossier explosif dans un climat déjà tendu
Cette affaire intervient dans un contexte institutionnel sensible, où les questions d’arbitrage, de gouvernance et de respect des procédures disciplinaires occupent une place centrale dans le football africain.
⏳ En attendant l’issue des recours annoncés, cette suspension s’impose comme un nouvel épisode majeur dans les relations parfois tendues entre Samuel Eto’o et les instances du football continental.
⚠️ Le bras de fer est lancé. Et le football africain retient son souffle.



