Terrorisme au Sahel : la Côte d’Ivoire relance la coopération avec le Mali et le Burkina Faso
La lutte contre le terrorisme ne peut pas être gagnée par un seul pays. C’est le message fort lancé ce mardi par le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, en marge du salon international de la défense Eurosatory 2026 en France.
Dans un entretien accordé à l’AFP, il a affirmé que la Côte d’Ivoire est prête à reprendre sa coopération sécuritaire avec le Mali et le Burkina Faso, malgré les tensions diplomatiques qui ont marqué les relations avec ces deux pays ces dernières années.
Selon lui, la menace terroriste impose une collaboration entre les États de la sous-région. Il a notamment regretté l’arrêt des discussions engagées avec le Burkina Faso pour la conduite d’opérations conjointes contre les groupes armés opérant dans les zones frontalières.
« Le terrorisme, tel qu’il se présente aujourd’hui, ne peut être vaincu par un État. Il faut une collaboration et une mutualisation des forces », a-t-il déclaré.
Si la Côte d’Ivoire n’a plus connu d’attaque terroriste meurtrière depuis 2021, les autorités restent vigilantes face à la présence de groupes jihadistes actifs à proximité de ses frontières nord. Près de 3 000 militaires y sont actuellement déployés.
Le ministre a également rappelé que la stratégie ivoirienne repose autant sur le développement que sur l’action militaire. « La misère est un terreau facile pour le terrorisme », a-t-il souligné.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette déclaration constitue un signal politique important. Abidjan réaffirme sa disponibilité au dialogue et à la coopération régionale face à une menace qui ne connaît pas de frontières.




