Un homme censé incarner la loi et l’ordre vient d’être condamné par la justice pour l’un des actes les plus graves qui soit. Le tribunal de première instance de Bouna a rendu son verdict lundi 27 juillet 2026 : 10 ans de prison ferme pour séquestration et viol. La victime ? Une jeune institutrice qu’il tentait de séduire depuis plusieurs mois.
Une cour assidue qui cachait des intentions criminelles
Tout commence le 10 avril 2024. L’agent d’encadrement pénitentiaire rencontre une jeune institutrice en poste à Bouko, un village situé à une trentaine de kilomètres de Bouna. Immédiatement séduit, il entreprend de la courtiser avec assiduité, multipliant les allers-retours à moto pour lui rendre visite, la couvrant de soins et de cadeaux dans l’espoir d’obtenir ses faveurs.
Pendant plusieurs semaines, la jeune femme ne donne pas suite à ses avances. Une résistance que l’accusé n’acceptera pas.
Le piège se referme
Le mardi 30 avril 2024, l’institutrice informe son soupirant qu’elle sera de passage à Bouna pour faire des courses. Chargée de plusieurs effets personnels, elle accepte, sans méfiance, sa proposition de les déposer temporairement à son domicile le temps de terminer ses achats.
Vers 19h, lorsqu’elle revient récupérer ses affaires pour rentrer chez elle, la situation bascule brutalement. L’accusé, qui avait soigneusement préparé son plan, verrouille la porte du salon, entraîne de force la jeune femme dans sa chambre et lui porte de violents coups au visage avant de l’immobiliser sur son lit. Malgré ses cris et ses supplications, il passe à l’acte.
Les voisins alertés, la victime sort en courant
Les pleurs de la jeune institutrice finissent par alerter les voisins, qui réclament l’ouverture immédiate de la porte, menaçant d’appeler la police. Sous cette pression, l’accusé cède et ouvre enfin la porte. La victime en sort alors en courant, nue, en état de choc, sous les yeux ahuris des passants et des voisins.
Une scène traumatisante qui provoque immédiatement une vive émotion dans toute la ville de Bouna.
La justice a tranché : 10 ans de prison ferme
Lundi 27 juillet 2026, le tribunal de première instance de Bouna rend son verdict : 10 ans de prison ferme pour séquestration et viol. Une condamnation lourde qui reflète la gravité des faits commis.
À la barre, l’accusé a exprimé ses profonds regrets. Mais les mots ne suffisent pas à effacer la violence de ses actes.
Une affaire qui dépasse le simple fait divers
Ce verdict met un terme judiciaire à une affaire qui a profondément choqué la communauté de Bouna, et pour cause. L’accusé n’était pas un individu ordinaire. Agent d’encadrement pénitentiaire, il était précisément chargé d’une mission de sécurité publique, gardien de l’ordre et de la loi. C’est cette contradiction insupportable — entre sa fonction et ses actes — qui a rendu cette affaire particulièrement révoltante aux yeux de l’opinion.
La justice ivoirienne a parlé. Et son message est clair : personne n’est au-dessus de la loi, pas même ceux qui sont censés la faire respecter.
Source : AIP — Agence Ivoirienne de Presse, Bouna, 28 juillet 2026



