Abidjan, 23 janvier 2026 – Le suspense est terminé. Dans un décret présidentiel signé ce vendredi, Son Excellence Alassane Ouattara a dévoilé la feuille de route de son nouveau quinquennat. La liste tant attendue du gouvernement Mambé II est tombée, mêlant stabilité stratégique, promotions surprises et arrivées remarquées. Un équilibre parfait entre continuité et renouveau, avec en point d’orgue l’élévation spectaculaire de Téné Birahima Ouattara au rang de Vice-Premier ministre, tout en gardant le portefeuille clé de la Défense. Un signal fort.
Les 4 Grandes Leçons de ce Remaniement
1. La promotion-événement : Téné, l’homme fort
La nomination de Téné Birahima Ouattara comme Vice-Premier ministre est le symbole le plus éclatant de ce gouvernement. Cette création de poste, inédite dans cette configuration, consolide son rôle central et en fait le numéro deux officiel de l’exécutif, renforçant la colonne vertébrale sécuritaire et politique de l’État.
2. Le noyau dur préservé : Stabilité avant tout
Le Président Ouattara joue la carte de l’expérience et de la confiance. Les piliers des précédents mandats restent aux commandes des ministères régaliens :
Niale Kaba passe aux Affaires Étrangères, un poste stratégique pour l’influence régionale de la Côte d’Ivoire.
Adama Coulibaly récupère l’Économie, les Finances et le Budget, garantissant la continuité des grands équilibres financiers.
Mambé, Ouloto, Sansan, Vagondo, Amadou Koné, Mamadou Touré : tous maintenus dans des postes clés, assurant une transition en douceur.
3. Les mouvements tactiques : Des portefeuilles clés redistribués
Quelques changements majeurs dessinent les nouvelles priorités :
Bruno Nabagné Koné hérite du crucial ministère de l’Agriculture, face aux défis de la souverainreté alimentaire.
Souleymane Diarrassouba prend la barre du Plan et du Développement.
Khalil Konaté est propulsé au Commerce, l’Industrie et l’Artisanat.
Mariatou Koné se voit confier le sensible Portefeuille de l’État et des Entreprises Publiques.
4. Les nouvelles têtes : L’appel des compétences
Cinq entrants font leur apparition, symbolisant l’ouverture et le recours à l’expertise :
Yacouba Hien Sié, ex-DG du Port d’Abidjan, prend les Infrastructures et l’Entretien Routier. Un technocrate de choc pour un secteur vital.
Djibril Ouattara à la Transition Numérique.
Abou Bamba à l’Environnement et Transition Écologique.
Bernard Kini Komoé et Jean-Louis Moulot en tant que ministres délégués.
Les grands absents et les défis à venir
Le remaniement fait aussi des sortants. Des poids lourds comme Adjoumani, Bouaké Fofana, Laurent Tchagba ou Leon Kacou quittent le gouvernement. Une page qui se tourne.
La nouvelle équipe, réduite à 34 membres, devra immédiatement s’attaquer à des dossiers brûlants : la relance économique post-électorale, les attentes sociales pressantes, la sécurisation du territoire, et la préparation de l’après-Ouattara à l’horizon 2030.
Avec ce gouvernement, Alassane Ouattara envoie un message clair : une continuité ferme aux commandes, tempérée par un renouveau ciblé. Téné, promu gardien de la stabilité, en est désormais la figure emblématique. La machine est remontée pour un dernier mandat. Place maintenant à l’action.



