Un dossier explosif agite le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF) d’Abidjan-Cocody. À l’audience de ce mercredi 21 janvier 2026, la justice ivoirienne s’est penchée sur une affaire de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux portant sur la somme colossale de 2,053 milliards de FCFA, faits présumés survenus entre 2019 et 2020, selon des sources concordantes.
Au cœur de cette procédure, D.K.M, administrateur de société, poursuivi à la suite d’une plainte introduite par le Directeur général de la GESTOCI (Société de Gestion des Stocks Pétroliers de Côte d’Ivoire). Ce dernier affirme avoir découvert de graves irrégularités financières imputées à l’équipe dirigeante sortante, après sa prise de fonction le 11 janvier 2012.
L’accusé a été inculpé pour détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux, pour un montant estimé à 2.053.000.000 FCFA. Mais coup de théâtre au tribunal : les parties auraient choisi la voie du règlement à l’amiable.
Selon nos informations, les avocats des différentes parties ont informé le tribunal de négociations en cours en vue de la signature d’un protocole d’accord. Le tribunal a accédé à la requête et a renvoyé l’affaire au 2 mars 2026, afin de permettre aux protagonistes de finaliser et d’harmoniser les termes de cet accord.
📌 En Côte d’Ivoire, la loi autorise le règlement à l’amiable d’un contentieux devant les juridictions, notamment par la conciliation ou la médiation judiciaire. Lorsqu’un accord est trouvé, il est consigné dans un procès-verbal homologué par le juge, lui donnant force exécutoire. À défaut, le tribunal poursuit l’examen et statue sur le fond du dossier.
👉 Affaire classée ou simple pause judiciaire ?
Le rendez-vous du 2 mars 2026 sera décisif pour savoir si ce dossier à 2 milliards FCFA se règlera dans la discrétion d’un accord ou devant le marteau du juge.



