Bamako franchit un cap décisif dans sa guerre contre le terrorisme. Le gouvernement malien vient d’annoncer des récompenses financières colossales pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation des chefs terroristes les plus recherchés du pays. Une décision historique qui témoigne de la détermination des autorités à en finir avec l’insécurité.
Des millions pour des informations, des milliards pour la paix
Le gouvernement de la République du Mali a officiellement lancé un appel à la population en offrant des récompenses financières allant de 500 millions à 2 milliards de FCFA à toute personne fournissant des informations fiables, pertinentes et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation des principaux chefs terroristes qui ensanglantent le pays depuis des années.
Une somme astronomique qui illustre à elle seule l’ampleur de la menace et la volonté des autorités de la neutraliser par tous les moyens.
Les têtes les plus recherchées du Mali
Voici les individus visés par cette mise à prix officielle :
🎯 Iyad Ag Ghaly, alias Abou Al Fadel — 2 milliards de FCFA Chef historique du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), il est considéré comme l’ennemi numéro un de l’État malien et l’une des figures les plus dangereuses du jihadisme sahélien.
🎯 Hamadoun Hassane Sangaré Barry, alias Amadou Kouffa — chef de la Katiba Macina, bras armé du terrorisme dans le centre du Mali.
🎯 Abdoulaye Mahamadou Bekaye Diallo, alias Julaybib — l’un des lieutenants les plus actifs sur le terrain.
🎯 Alghabass Ag Intallah — figure influente du nord du Mali, impliqué dans les réseaux terroristes de la région.
🎯 Seydane Ag Hita, alias Hotmane — opérateur clé des groupes armés dans le Sahara malien.
🎯 Al Hanssari, alias Abdel Hakim — entre autres individus recherchés par les autorités.
Une stratégie qui mise sur la population
En faisant appel directement aux citoyens, le gouvernement malien adopte une approche nouvelle et audacieuse. Cette stratégie repose sur un principe simple mais redoutablement efficace : les terroristes vivent parmi les populations, et ce sont ces mêmes populations qui peuvent les dénoncer.
En offrant des récompenses aussi importantes, Bamako envoie un message clair : chaque information compte, et elle peut être payée au prix fort.
Un signal fort dans un contexte sécuritaire tendu
Le Mali traverse depuis plus d’une décennie une crise sécuritaire profonde, avec des attaques régulières contre les Forces Armées Maliennes (FAMa) et les populations civiles dans le nord et le centre du pays. Face à une menace qui s’est étendue bien au-delà des frontières maliennes, touchant le Burkina Faso, le Niger et d’autres pays du Sahel, cette décision marque une escalade significative dans la stratégie de lutte contre le terrorisme.
Le gouvernement malien démontre ainsi qu’il entend prendre l’initiative, mobiliser toutes les ressources disponibles et surtout impliquer directement ses citoyens dans la reconquête de la paix et de la sécurité nationale.
Le message de Bamako est désormais sans équivoque : les jours des chefs terroristes sont comptés.



