2 800 FCFA/kg maintenus, stocks rachetés, frontières surveillées : le Gouvernement passe à l’offensive.
La Côte d’Ivoire ne pliera pas. Alors que les cours mondiaux du cacao chutent brutalement, l’État ivoirien a décidé de protéger coûte que coûte ses producteurs. Face aux inquiétudes nées sur le terrain, le Gouvernement enclenche un plan spécial inédit pour racheter les stocks invendus et garantir le prix historique de 2 800 FCFA le kilogramme, malgré un marché international en forte turbulence.
Réunis ce mardi 20 janvier au 23ᵉ étage de l’immeuble Caistab, les acteurs clés de la filière ont assisté à une sortie très attendue du ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani. Objectif clair : rétablir la vérité des faits et annoncer des mesures fortes, immédiates et durables.
Un prix historique, non négociable
Le ministre a rappelé que plus de 85 % de la production nationale de cacao pour la campagne 2025-2026 avait été vendue par anticipation par le Conseil du Café-Cacao. C’est cette stratégie qui a permis de fixer un prix bord champ jamais atteint : 2 800 FCFA/kg.
Et le message est sans ambiguïté :
« Ce prix a été fixé par le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara. Il doit être strictement respecté. C’est un engagement ferme de l’État envers les producteurs. »
Un marché mondial en chute libre
Entre septembre 2025 et aujourd’hui, les cours internationaux ont plongé de près de 30 %, passant d’environ 5 000 livres sterling la tonne à 3 500 livres, soit à peine 2 500 FCFA/kg. Une situation qui fragilise les pays voisins aux systèmes libéralisés, mais que la Côte d’Ivoire absorbe grâce à son mécanisme de stabilisation.
Stocks bloqués, État mobilisé
Sur le terrain, la campagne connaît une forte mobilisation des volumes. Résultat : ralentissements ponctuels dans l’enlèvement des fèves, aggravés par certaines contraintes logistiques et portuaires, mais aussi par la pression des flux transfrontaliers, attirés par le prix ivoirien plus élevé.
Face à cela, la riposte est immédiate.
Un plan spécial pour enlever tous les stocks invendus
Le Gouvernement a validé, avec le Conseil du Café-Cacao et l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) Café-Cacao, un plan spécial d’enlèvement des stocks, désormais en phase opérationnelle.
👉🏾 Les enlèvements démarrent dans les tout prochains jours
👉🏾 Le dispositif durera jusqu’à la fin de la campagne principale (31 mars 2026)
👉🏾 Objectif : décongestionner le bord champ et restaurer la fluidité des achats
Trois décisions clés
1️⃣ Inventaire exhaustif de tous les stocks de cacao invendus en zones de production
2️⃣ Rachat intégral des stocks au prix garanti de 2 800 FCFA/kg, sous la coordination du CCC
3️⃣ Sensibilisation de tous les acteurs pour accélérer l’enlèvement et sécuriser les circuits
La stratégie privilégie des opérateurs nationaux solides, en synergie avec les broyeurs, multinationales et exportateurs internationaux, afin de renforcer la place des acteurs ivoiriens dans la chaîne de valeur.
Message clair aux producteurs : l’État tient la barre
Encadrement, traçabilité, logistique, sécurité aux frontières : tout est sous contrôle, assure le ministre.
« Je veux rassurer l’ensemble des producteurs : la situation est maîtrisée. Le Gouvernement est mobilisé et les effets du plan seront visibles dans les prochains jours. »
Cap maintenu, confiance préservée
Avec ce plan d’action musclé, l’État ivoirien protège le revenu des producteurs, préserve la stabilité sociale et garantit la continuité de la campagne cacao 2025-2026.
Message final : le cacao ivoirien ne sera pas bradé.
Le prix est garanti. Les producteurs sont protégés. 💪🏾🍫🇨🇮



