Côte d’Ivoire – Politique. Une nouvelle initiative autour de la réforme de l’organe électoral prend forme dans l’opposition ivoirienne. Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo a accueilli, à son siège, plusieurs responsables et représentants de partis et groupements politiques pour échanger sur la mise en place d’un nouvel organe électoral.
Autour de la table figuraient notamment Simone Ehivet Gbagbo (MGC), Eric Kahe (AIRD), Agoubli Paul Hervé (Objectif République), Martial Yavo (Cojep), Tiémoko Antoine Assalé (ADCI), Affi N’Guessan (FPI) ainsi que plusieurs représentants de la CAP.
Un document commun en préparation
Au terme des échanges, les participants ont convenu de poursuivre leur collaboration à travers l’élaboration d’un document commun destiné à présenter leur vision de la future architecture de l’organe électoral.
Cette démarche devrait faire l’objet de nouvelles séances de travail dans les prochains jours, alors que les différents acteurs cherchent à harmoniser leurs positions sur une question particulièrement sensible dans la vie politique ivoirienne.
Le grand absent : le PDCI-RDA
Mais au-delà de cette réunion, un élément retient particulièrement l’attention : l’absence du PDCI-RDA, principale formation de l’opposition ivoirienne.
Cette absence intervient dans un contexte marqué par des divergences entre le PDCI-RDA et le PPA-CI, notamment après l’échec de leur rapprochement autour d’un front commun.
Autre absent : le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS), fondé par Guillaume Soro. Selon les informations rapportées, le mouvement n’aurait pas été convié à cette rencontre, dans un contexte où sa dissolution avait été prononcée par la justice en 2021.
Vers une nouvelle plateforme politique ?
Avec la multiplication des réunions annoncées, cette initiative pourrait progressivement prendre la forme d’un nouveau regroupement de partis et mouvements politiques autour de la question électorale.
Reste désormais à savoir quelle portée aura le document commun en préparation et surtout quelle sera la capacité de ce regroupement à fédérer l’ensemble de l’opposition ivoirienne, alors que le PDCI-RDA n’a pas pris part à cette première rencontre.
Une chose est certaine : sur la question de la réforme de l’organe électoral, l’opposition ivoirienne avance en ordre dispersé, avec des alliances qui se dessinent et des divergences qui persistent.



