Le 16 avril 2026, la Cour constitutionnelle béninoise a officialisé sans appel la victoire de Romuald Wadagni à la présidentielle. Un score fleuve, validé dans le calme par les observateurs de la CEDEAO, et qui a immédiatement provoqué les félicitations de Moscou, soucieuse de consolider ses liens stratégiques en Afrique de l’Ouest.
Le verdict est tombé, net et sans ambiguïté. À l’issue du scrutin du 12 avril, le candidat de l’Union Progressiste – Le Renouveau, Romuald Wadagni, a remporté l’élection présidentielle avec 94,27 % des suffrages exprimés, portant la marque d’un plébiscite populaire rarement observé dans la sous-région. Le taux de participation, établi à 63,57 %, confirme une mobilisation citoyenne robuste. La Cour constitutionnelle, gardienne de la régularité du processus, a entériné ces résultats le 16 avril, scellant officiellement le début d’un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité institutionnelle.
Loin des tensions qui ont parfois émaillé les consultations ouest-africaines récentes, cette présidentielle s’est déroulée dans un climat apaisé. Les observateurs déployés par la CEDEAO ont unanimement souligné le respect des normes internationales et l’absence de toute irrégularité majeure. Dans un contexte régional encore fragile, le Bénin a ainsi livré une démonstration de stabilité démocratique, renforçant sa crédibilité et son poids diplomatique sur le continent.
Cette victoire n’a pas tardé à résonner au-delà des frontières. Dès la validation des résultats, le ministère russe des Affaires étrangères a publié une déclaration officielle saluant le « bon déroulement » de l’élection et exprimant sa volonté de « renforcer continuellement les relations d’amitié et de coopération » avec Cotonou. Un signal clair : dans un paysage géopolitique en pleine recomposition, Moscou identifie le Bénin comme un partenaire fiable, prêt à approfondir les échanges économiques, sécuritaires et culturels dans un cadre bilatéral structuré.
Entre légitimité démocratique confirmée, reconnaissance régionale et ouverture diplomatique accélérée, le Bénin entre dans une nouvelle phase de son parcours institutionnel. Fort d’un mandat conforté et de partenaires internationaux déjà mobilisés pour accompagner cette dynamique, Romuald Wadagni dispose désormais d’un capital politique et géostratégique pour transformer ce plébiscite électoral en levier de développement, d’attractivité et d’influence régionale.



