C’est une affaire qui enfle sur les réseaux sociaux et divise l’opinion. Kémi Séba, le militant panafricaniste controversé, a été interpellé en Afrique du Sud. Entre rumeurs d’extradition et accusations de séjour illégal, le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, sort du bois pour apporter les premiers éléments officiels d’une enquête qui promet d’être mouvementée.
Passeport diplomatique : le Niger confirme et assume
Contre toute attente, le gouvernement du Niger ne renie pas son homme. Bakary Yaou Sangaré l’affirme sans détour : « Il est propriétaire d’un passeport diplomatique ». Une révélation qui change la donne et place cette arrestation bien au-delà d’un simple contrôle de routine.
Lorsque les autorités sud-africaines ont procédé à l’interpellation, la machine diplomatique s’est immédiatement enclenchée. « Notre mission diplomatique à Pretoria a été avertie », précise le ministre, rassurant ainsi sur le suivi du dossier par les autorités nigériennes.
Séjour illégal : le mystère reste entier
Mais alors, pourquoi Kémi Séba se trouve-t-il derrière les barreaux ? La version officielle tombe, laconique : « Ce qu’on nous a dit, c’est pour un séjour illégal ; il aurait dépassé le temps qu’il devait passer ».
Une explication qui laisse le ministre lui-même perplexe. « Moi, je ne peux pas vous dire pourquoi il est resté plus longtemps que son visa ne le permettait », admet-il avec une franchise déconcertante. Une zone d’ombre qui alimente toutes les spéculations.
Authentification : la police sud-africaine joue la carte de la prudence
Dans les coulisses de cette arrestation, un détail de taille révèle la méfiance des autorités locales. « C’est la police sud-africaine qui est venue vers nous, parce qu’il est détenteur d’un passeport [nigérien], et ils voulaient juste qu’on l’authentifie, car cela peut être un faux document », dévoile Bakary Yaou Sangaré.
Verdict sans appel : « On l’a authentifié. C’est un passeport qui a été régulièrement attribué à ce monsieur ». Le document est en règle. Kémi Séba est bien ce qu’il prétend être : un diplomate nigérien.
Extradition : le ministre calme le jeu
Alors que les rumeurs les plus folles circulent sur internet, évoquant une possible extradition vers la France ou d’autres pays, le ministre tient à rectifier le tir avec fermeté. « La police ne nous a pas parlé d’extradition ou de quoi que ce soit », tranche-t-il.
Une mise au point nécessaire face à la désinformation galopante. « Les réseaux sociaux, vous savez, ils racontent ce qu’ils veulent. Je ne dis pas que c’est faux ou que c’est vrai, mais ce qui est sûr, c’est que nous, officiellement, voilà ce qu’on nous a dit : séjour irrégulier », martèle Bakary Yaou Sangaré.
Rendez-vous au 20 : le suspense reste entier
L’agenda judiciaire, lui, suit son cours. « L’audience devait se passer, je crois, le mercredi ou le jeudi ; elle a été reportée, on attend le 20 », indique le ministre.
Une date qui pourrait être lourde de conséquences. « Peut-être est-ce une évolution dans le dossier, je n’en sais rien, mais en tout cas on en saura plus lundi », conclut-il, laissant planer le doute sur d’éventuels rebondissements.
Ce qu’il faut retenir :
✅ Kémi Séba détient un passeport diplomatique nigérien authentique
✅ Motif officiel : séjour illégal (dépassement de visa)
✅ Aucune demande d’extradition évoquée par la police sud-africaine
✅ Audience reportée au 20
✅ Le Niger suit activement le dossier via son ambassade à Pretoria
✅ Motif officiel : séjour illégal (dépassement de visa)
✅ Aucune demande d’extradition évoquée par la police sud-africaine
✅ Audience reportée au 20
✅ Le Niger suit activement le dossier via son ambassade à Pretoria
L’affaire est loin d’être close. Rendez-vous lundi pour connaître la suite d’un dossier qui pourrait avoir des répercussions diplomatiques bien au-delà des frontières sud-africaines.
Source : Vox Africa



