Alors que les autorités maliennes se sont longtemps targuées de ne pas recourir à l’endettement, l’État du Mali a pourtant procédé, ce 21 janvier, à une levée de 55 milliards de FCFA sur le marché régional de la dette publique.
💰 UNE ADJUDICATION AU-DELÀ DE L’OBJECTIF
Organisée par Umoa-Titres, l’opération portait initialement sur 50 milliards FCFA.
Résultat : 66,52 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 133,04 %, conduisant Bamako à retenir 55 milliards FCFA.
📊 BONS ET OBLIGATIONS DU TRÉSOR AU MENU
Le Trésor malien a mis sur le marché :
des Bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours,
des Obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 ans et 5 ans.
Les BAT à un an ont concentré l’essentiel des montants retenus (43 milliards FCFA), avec un rendement moyen de 7,23 %.
Les OAT à 3 ans n’ont été que partiellement retenues (5 milliards FCFA), tandis que les OAT à 5 ans ont été entièrement souscrites (7 milliards FCFA).
🌍 LA CÔTE D’IVOIRE, PREMIER SOUSCRIPTEUR
Fait notable : la Côte d’Ivoire s’est positionnée comme principal souscripteur de cette opération, avec 21,25 milliards FCFA, loin devant le Mali lui-même (8,51 milliards FCFA).
Suivent la Guinée-Bissau, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo.
📌 UN SIGNAL QUI INTERROGE
Cette levée de fonds, avec un taux d’absorption de 82,68 %, intervient dans un contexte où Bamako a régulièrement affirmé se passer de crédits et de financements extérieurs.
Une opération qui relance le débat sur la réalité de la stratégie financière du Mali et sur son recours effectif au marché régional.
📢 Au final, au-delà du discours politique, les chiffres confirment une réalité : le Mali s’est bien financé par la dette ce 21 janvier.



