Condamnée à 20 ans de prison pour faux et escroquerie dans une affaire portant sur près de 98 millions FCFA, KOUAKOU Affoué Félicité pourrait finalement retrouver la liberté pour cause de prescription.
Lors de l’audience tenue ce 6 mai 2026, les débats ont rapidement pris une tournure électrique. Face aux juges, la prévenue a reconnu les faits de faux, mais a contesté le montant retenu par le tribunal, affirmant n’avoir perçu que 13 millions FCFA et non les 97,6 millions évoqués en première instance. Un point capital, puisque la lourdeur de sa condamnation repose justement sur l’ampleur supposée du préjudice.
Entre échanges musclés et tensions à l’audience, le face-à-face entre Me Youssouf Méïté et l’avocat général a marqué les esprits. Mais le véritable séisme est venu du parquet lui-même.
Dans des réquisitions inattendues, le procureur général a reconnu les graves lenteurs judiciaires ayant conduit à plus de sept années d’attente entre l’appel introduit en 2019 et l’audience de 2026. Estimant que ce dysfonctionnement de la justice ne pouvait être ignoré, il a ouvertement demandé une mise en liberté pour cause de prescription.
Une position qui a immédiatement renforcé la défense. Me Méïté a plaidé pour une décision « humaine », affirmant que sans ses dénonciations publiques, sa cliente serait restée oubliée derrière les barreaux.
Désormais, tous les regards sont tournés vers le 13 mai 2026, date du délibéré. La cour devra décider si KOUAKOU Félicité restera condamnée… ou si les lenteurs de la justice ivoirienne lui ouvriront finalement les portes de la liberté.



