La justice a tranché. Le couperet est tombé ce mardi 3 février 2026 dans l’affaire de détournement de fonds à la Société Nationale d’Édition de Documents Administratifs et d’Identification (SNEDAI).
Le Directeur Administratif et Financier (DAF), actuellement en fuite, a été condamné à 7 ans de prison ferme par le Tribunal du Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF).
⚖️ Une sanction exemplaire :
En plus de la peine de prison, le tribunal a infligé au prévenu une amende colossale de 5,538 milliards FCFA. Il est également :
privé de ses droits civils et politiques pendant 3 ans ;
interdit d’exercer toute fonction publique ;
frappé d’une interdiction d’émettre des chèques et d’utiliser des cartes de crédit pendant 5 ans.
🔎 Des charges lourdes
Le DAF et quatre autres personnes comparaissaient pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture de commerce ou de banque, blanchiment de capitaux et complicité d’abus de biens sociaux.
Un mandat d’arrêt a été officiellement délivré contre le DAF, toujours en cavale.
📌 Épilogue judiciaire contrasté :
Trois prévenus ont été totalement blanchis, déclarés non coupables ;
Le quatrième est décédé, mettant fin aux poursuites à son encontre.
🏢 Rappel
Le groupe SNEDAI, fondé en 2007 par l’homme politique Adama Bictogo, est un acteur majeur en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest. Il intervient notamment dans l’identification des personnes (passeports, visas, cartes consulaires), les nouvelles technologies, mais aussi l’énergie, le transport lagunaire et le BTP.
🔴 Message clair de la justice ivoirienne : la fuite n’efface pas la condamnation, et la lutte contre la délinquance économique se poursuit sans faiblesse.



