La bataille des grands ports ouest-africains s’intensifie. En 2025, Abidjan prend la tête en volume global avec 46,6 millions de tonnes, soit une croissance remarquable de +16,1 % en un an. Un signal fort qui confirme le rôle stratégique de la plateforme ivoirienne dans le commerce régional.
Mais derrière ce leadership en tonnage, le paysage est plus nuancé : la domination d’Abidjan s’exerce surtout sur le fret conventionnel, tandis que Tema et Lomé imposent leur puissance sur le trafic conteneurisé.
🇨🇮 Abidjan, locomotive des flux domestiques
Le Port Autonome d’Abidjan s’appuie avant tout sur la vitalité de l’économie ivoirienne.
En 2025, le trafic national atteint 34,2 millions de tonnes, en hausse de 19,8 %.
Cette performance est portée par :
Le vrac solide
Le vrac liquide
Les marchandises diverses
Résultat : une base d’activité structurelle et résiliente, moins dépendante des décisions des grandes compagnies maritimes internationales.
🇹🇬 Lomé, hub stratégique du transbordement
Le Port Autonome de Lomé a enregistré 30,6 millions de tonnes en 2024, dont 20,2 millions issues du transbordement.
Lomé capitalise sur sa position géographique et ses infrastructures modernes pour attirer les flux régionaux et servir de plateforme de redistribution vers d’autres ports ouest-africains.
🇬🇭 Tema, puissance conteneurisée
Le Port of Tema confirme sa domination sur les conteneurs avec 2,2 millions d’EVP en 2025.
Lomé n’est pas en reste : en 2024, le port togolais avait franchi le cap des 2,06 millions d’EVP, consolidant son statut de leader régional sur ce segment stratégique.
⚖️ Une rivalité à plusieurs vitesses
Abidjan : leader en tonnage global, moteur économique national solide.
Tema & Lomé : maîtres du trafic conteneurisé et du transbordement international.
En clair, l’Afrique de l’Ouest assiste à une recomposition stratégique :
⚓ Abidjan sécurise les volumes.
📦 Tema et Lomé captent les conteneurs.
La compétition portuaire régionale ne fait que commencer — et chaque quai compte.



