Le Mali est paralysé. Ce 9 février 2026, les chauffeurs routiers maliens ont lancé un arrêt de travail total pour dénoncer l’insécurité grandissante sur les routes du pays.
En cause : une attaque jihadiste sanglante survenue le 29 janvier dernier, entre Kayes et la frontière sénégalaise. Des éléments du JNIM ont intercepté un convoi de carburant et exécuté au moins 12 chauffeurs, abattus ou égorgés, avant d’abandonner leurs corps en bord de route.
👉 Une barbarie de trop.
Réunis en assemblée générale à Bamako, les membres du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers (Synacor) ont exprimé leur colère et leur indignation face au silence des autorités de transition.
🗣️ Exigence claire du syndicat :
Rapatriement immédiat des dépouilles
Aucune reprise du travail sans cela
Suspension totale des transports et des opérations de déchargement
Selon le Synacor, les corps des victimes ont été « laissés sur le goudron » entre Diboli et Kayes, une situation jugée inhumaine et inacceptable.
⚠️ Cette attaque marque un tournant dramatique. Si des chauffeurs avaient déjà été ciblés par le passé, jamais une telle exécution collective n’avait été enregistrée.
🔴 En novembre dernier déjà, le JNIM avertissait dans une vidéo de propagande :
les transporteurs de carburant sont désormais considérés comme des “cibles militaires”.
➡️ À ce jour, aucune réaction officielle des autorités de transition maliennes.
➡️ Aucune réponse au syndicat.
Pendant ce temps, les routes se vident, l’économie ralentit et la peur s’installe.
🚧 Au Mali, rouler est devenu un risque mortel.
🚨 Les chauffeurs attendent justice, dignité et sécurité.



