La justice ivoirienne a tranché. L’ex-responsable financier du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA), Camara Mohamed, a été reconnu coupable de détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux. Le préjudice financier est lourd : plus de 134 millions FCFA envolés.
Jugé par le pôle pénal, économique et financier, l’ancien cadre du PTUA a écopé de 10 ans de prison ferme, assortis de la confiscation de l’ensemble de ses biens. Une décision qui s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et l’impunité.
Biens saisis, droits retirés
Le tribunal a également ordonné :
le retrait de son passeport pour trois ans ;
la privation de ses droits civils et politiques pendant cinq ans ;
l’interdiction d’exercer toute fonction publique, notamment celle de Directeur Administratif et Financier, pour une durée de trois ans.
Parmi les biens confisqués figurent 536 602 FCFA détenus sur un compte à ORABANK, ainsi que deux villas de quatre pièces, dont l’une située à Abatta, Cité Don Mello.
Remboursement et lourdes sanctions financières
Constituée partie civile, AGEROUTE a obtenu la condamnation du prévenu au remboursement de 138 millions FCFA, en plus de 50 millions FCFA de dommages et intérêts, avec exécution provisoire du jugement.
De son côté, l’État de Côte d’Ivoire, également partie civile, s’est vu accorder 10 millions FCFA à titre de dommages et intérêts.
Un signal fort
Cette condamnation marque un signal clair : les fonds publics destinés aux projets structurants ne seront plus tolérés comme des caisses personnelles. La rigueur judiciaire est désormais au rendez-vous.



