Coup de filet spectaculaire au Sénégal ! La Division spéciale de cybersécurité (DSC) a frappé fort en démantelant un réseau d’escroquerie d’une audace rare, spécialisé dans un faux business d’exportation de plantes médicinales. Une arnaque bien huilée, vendue comme l’affaire du siècle, qui a englouti plus de 338 millions de FCFA et laissé des dizaines de victimes exsangues.
Depuis 2022, les escrocs opéraient avec un scénario rodé : prise de contact en ligne, promesse d’un marché en or dans l’exportation du moringa, voacanga, aloe vera et autres plantes prisées par les laboratoires pharmaceutiques étrangers. Un discours convaincant, des documents trompeurs, un storytelling bien ficelé… et les victimes plongeaient, persuadées d’investir dans un commerce légal, propre et rentable.
Mais derrière la façade : mensonge, manipulation et transferts de mobile money en série. Au fil des paiements, les économies disparaissent, parfois à vie. Une quarantaine de plaignants ont déjà été entendus par la DSC, mais le préjudice total pourrait être bien plus élevé.
Le 14 novembre, à l’aube, l’opération policière a frappé : quatre suspects arrêtés, entre Dakar et Sédhiou. Deux d’entre eux ont même avoué travailler avec des complices basés à l’étranger. Les charges sont lourdes : escroquerie en bande organisée, blanchiment d’argent, usurpation d’identité.
Ce coup de filet met en lumière une réalité inquiétante : la cybercriminalité explose au rythme de l’essor du mobile money au Sénégal. Les arnaques se multiplient, les victimes aussi.
Message clair des autorités : le net n’est pas une jungle. Et la DSC est désormais en chasse permanente.



