La Côte d’Ivoire consolide son influence dans la gouvernance mondiale du café. À l’issue de la 141ᵉ session du Conseil international du café, tenue en visioconférence du 25 au 26 mars 2026, le pays vient de remporter deux nominations de poids, renforçant ainsi son leadership sur la scène internationale.
Aly Touré élu à deux vice-présidences clés
C’est une reconnaissance majeure pour la diplomatie économique ivoirienne. Son Excellence Monsieur Aly Touré, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales des produits de base à Londres, a été élu à la vice-présidence du Comité administratif et financier (CAF) ainsi qu’à la vice-présidence du Groupe de travail sur l’avenir des locaux de l’Organisation Internationale du Café (OIC).
À la tête de la délégation ivoirienne lors de cette session stratégique, M. Touré a su porter la voix d’un pays qui représente aujourd’hui un acteur incontournable de la filière. L’OIC, rappelons-le, rassemble des États membres couvrant 98 % de la production mondiale de café et plus de 67 % de la consommation globale.
Une légitimité renforcée par l’engagement ivoirien
Cette double élection intervient dans un contexte particulièrement favorable. La Côte d’Ivoire est, à ce jour, le seul pays africain à avoir signé et ratifié l’Accord international de 2022 sur le café, un texte fondateur pour la modernisation et la durabilité du secteur.
Lors des travaux, la directrice exécutive de l’OIC, Vanusia Nogueira, a dressé un bilan d’étape sur l’avancée des ratifications, saluant l’exemplarité ivoirienne. Les échanges ont également porté sur :
- La situation du marché mondial du café, marqué par des fluctuations de prix et des défis climatiques ;
- L’avenir des locaux de l’organisation, enjeu logistique et symbolique ;
- Le renouvellement du mandat de la directrice exécutive, qui arrive à échéance en avril 2027.
Transformation locale et rôle du secteur privé : les priorités ivoiriennes
Au-delà des questions institutionnelles, la Côte d’Ivoire a défendu avec force une vision stratégique : accélérer la transformation locale du café et stimuler la consommation dans les pays producteurs. Une approche alignée sur l’Accord de 2022, qui reconnaît le secteur privé comme un levier essentiel de développement.
Cette orientation s’inscrit dans la continuité des réformes structurantes engagées dans la filière café-cacao sous l’impulsion du Président de la République, Alassane Ouattara. Grâce à ces réformes, la Côte d’Ivoire s’impose progressivement comme un modèle de gouvernance, de transparence et de performance.
Une influence qui monte en puissance
En décrochant ces deux postes stratégiques, la Côte d’Ivoire ne se contente pas de participer aux débats : elle contribue désormais à façonner les orientations de l’OIC. Une avancée qui traduit la montée en puissance d’une diplomatie économique ivoirienne plus affirmée, plus audible et plus influente.
Alors que la filière caféière mondiale fait face à des défis sans précédent — changement climatique, volatilité des prix, exigences de durabilité —, la présence ivoirienne aux commandes de l’OIC pourrait bien être un atout décisif pour l’avenir du secteur.
En résumé : production, gouvernance, vision stratégique… La Côte d’Ivoire coche toutes les cases pour peser durablement sur le marché international du café. Une ambition qui prend forme, une élection après l’autre.



