Le Sherbrookois Blessing Dugbeh, reconnu coupable de crimes sexuels graves sur des mineures alors qu’il se savait porteur du VIH, sera bientôt expulsé du Canada. Actuellement en liberté conditionnelle, Dugbeh sera pris en charge par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour un retour prioritaire vers la Côte d’Ivoire, son pays d’origine, dès la fin de sa peine, le 21 juin 2026.
Entre 2016 et 2017, Dugbeh, aujourd’hui âgé de 28 ans, a mis la vie de quatre mineures en danger en commettant des agressions sexuelles alors qu’il était séropositif. Condamné à quatre ans et demi de prison en décembre 2021, il avait déjà un lourd passé judiciaire, incluant une agression sexuelle en groupe sur une adolescente. Sa résidence permanente canadienne lui a été retirée, ouvrant la voie à son renvoi.
Pour l’ASFC, le dossier de Dugbeh fait partie des priorités en matière de sécurité et de criminalité. Comme l’explique la porte-parole Karine Martel :
“L’Agence des services frontaliers du Canada a pour mandat de renvoyer les personnes interdites de territoire au Canada le plus rapidement possible et elle accorde la priorité aux cas liés à la sécurité nationale, au crime organisé, aux crimes contre l’humanité et à la criminalité.”
Depuis sa libération conditionnelle en juin 2025, Dugbeh respecte certaines restrictions, notamment l’interdiction de contact avec ses victimes et le suivi psychologique. Son parcours carcéral a été marqué par des incidents : transfert en établissement à sécurité maximale en janvier 2023 suite à une agression sur un codétenu, et plusieurs rapports disciplinaires. Malgré cela, les autorités notent une amélioration de son comportement avant sa libération.
Arrivé au Canada en 2015 à l’âge de 18 ans, Dugbeh quittera le pays après avoir purgé ses peines, mettant un terme à un dossier criminel qui a tenu en alerte les autorités et la population canadienne.



