Depuis plusieurs mois, une question agite les cercles diplomatiques africains et internationaux : Macky Sall sera-t-il candidat au poste de secrétaire général des Nations unies ?
L’ancien président sénégalais entretient lui-même le doute.
“Je ne l’écarte pas si les gens estiment que je peux apporter modestement ma contribution pour redorer le blason de l’ONU”, déclarait-il en septembre 2025.
Une phrase qui a mis le feu aux poudres.
🔎 UNE CANDIDATURE QUI PREND DE L’ÉPAISSEUR
Installé à Marrakech depuis la fin de son second mandat (2012-2024), Macky Sall n’a toujours rien officialisé.
Mais début février, lors de la visite du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au Congo, les autorités congolaises ont évoqué publiquement la candidature de Macky Sall, estimant qu’elle pourrait bénéficier du soutien des États africains.
Un signal fort.
Et une onde de choc à Dakar.
🌍 DES SOUTIENS INTERNATIONAUX QUI SE DESSINENT
Selon plusieurs sources diplomatiques, le sujet aurait été évoqué dès mars 2025 lors d’une rencontre entre Emmanuel Macron et Macky Sall à l’Élysée.
L’ancien chef d’État met en avant :
✔️ 12 années à la présidence du Sénégal
✔️ La présidence de l’Union africaine (2022-2023)
✔️ Son rôle d’envoyé spécial du Pacte de Paris pour les Peuples et la Planète
✔️ Sa co-direction du Global Center on Adaptation aux côtés de Ban Ki-moon
Alioune Tine, président d’Afrikajom Center, estime que Macky Sall dispose d’une diplomatie d’influence réelle, proche à la fois de Paris, Moscou et des pays du Golfe.
Un ancien conseiller affirme que “d’intenses lobbies travaillent aujourd’hui à sa candidature”.
Même Umaro Sissoco Embaló, ex-président de Guinée-Bissau, avait déclaré qu’il “cochait toutes les cases”.
⚖️ MAIS AU SÉNÉGAL, LE CLIVAGE EST PROFOND
Si certains voient dans cette ambition une opportunité historique pour le rayonnement du Sénégal et de l’Afrique, d’autres s’y opposent frontalement.
Seydi Gassama, d’Amnesty International Sénégal, est catégorique :
“Macky Sall est disqualifié au vu de son bilan en matière de droits humains et de démocratie.”
Les critiques portent notamment sur :
La répression des manifestations entre 2021 et 2024
Les plus de 65 morts lors des troubles politiques
Les accusations d’instrumentalisation de la justice
La polémique sur une dette publique dissimulée estimée à près de 7 milliards de dollars, confirmée par le FMI
Le nouveau pouvoir, dirigé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, a promis de faire la lumière sur ces événements.
Officiellement, la présidence sénégalaise refuse pour l’instant tout commentaire.
🌎 DES OBSTACLES INTERNATIONAUX MAJEURS
Même avec des soutiens africains, plusieurs défis se dressent :
La rotation non écrite par continent favoriserait l’Amérique latine
Certains États plaident pour qu’une femme prenne enfin la tête de l’ONU
Le vote dépend des 15 membres du Conseil de sécurité, dont les 5 permanents (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni) disposent d’un droit de veto
Autrement dit : la bataille serait diplomatiquement intense.
🔥 LE DÉBAT NE FAIT QUE COMMENCER
Le sujet devrait être évoqué lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba du 11 au 15 février 2026.
Macky Sall n’a pas encore déclaré officiellement sa candidature.
Mais le simple fait que son nom circule à ce niveau montre que le scénario n’est plus théorique.
Une chose est sûre :
👉 S’il se lance, la campagne sera mondiale.
👉 Et au Sénégal, le débat restera explosif.
L’ONU 2026 pourrait-elle s’écrire avec un accent sénégalais ?
Le suspense est total.



